Une enveloppe de plus de 20 milliards par an
En 2026, 20,2 milliards de dépenses (hors amortissements de dette) pour 17,4 milliards de recettes courantes. Près de la moitié va aux pouvoirs locaux, à l'action sociale et à la santé.
L'évolution recettes / dépenses
Recettes courantes et dépenses hors amortissements, depuis 2016. Le chiffre rouge dans l'écart indique le besoin de financement de l'année. Changez de mesure : en euros courants la hausse est de +58 %, mais en euros constants (corrigés de l'inflation) seulement ≈ +17 % — l'essentiel de la progression nominale est de l'inflation.
« € constants » : déflateur du PIB belge (Eurostat, base 2015) — pas de déflateur régional officiel. « % du PIB » s'arrête à 2025 (PIB 2026 non disponible). « Par habitant » : population wallonne au 1ᵉʳ janvier (Eurostat).
Croissance comparée, en base 100
Évolution indexée (base 100 = année choisie) des dépenses (hors amort.) et des recettes courantes, comparée au PIB nominal de la Wallonie (Eurostat jusqu'à 2024 ; 2025 estimé d'après la prévision de l'IWEPS — +1,2 % en volume + déflateur ~2,4 %, point évidé). Choisissez l'année de base, et au besoin une catégorie à superposer (division de dépenses ou catégorie de recettes).
Le besoin de financement et la dette
Le solde brut affiche un quasi-équilibre (+150 M€ en 2026), mais c'est un trompe-l'œil : hors emprunts et amortissements, la Région doit financer un besoin net de 2,8 milliards en 2026. Cette section retrace ce besoin et son poids dans les dépenses, les charges d'une dette quasi quintuplée depuis 2015, puis le pont entre vue brute et vue nette (« Anatomie ») et l'évolution des grands indicateurs de solde.
Le solde à financer : montant et poids dans les dépenses
Besoin de financement annuel (dépenses hors amortissements − recettes courantes) en euros, depuis 2016. Le chiffre bleu sous chaque année indique ce besoin en pourcentage des dépenses. Le besoin culmine en 2022 (≈ 4,3 Md€, ~23 % des dépenses) puis reflue vers 2,8 Md€ (14 %).
Recettes ou dépenses ? L'origine de l'écart
Pourquoi le besoin de financement est-il passé de ≈ 1,0 Md€ (2016) à ≈ 3,0 Md€ (2024) ? Décomposition de la part imputable aux dépenses et de celle imputable aux recettes.
Comment lire ce graphe. On simule un scénario où chaque recette et chaque dépense aurait crû au rythme du PIB nominal wallon (+46 % de 2016 à 2024). Dans ce cas, le déficit 2024 n'aurait atteint que ≈ 1,5 Md€ (1ʳᵉ barre, « au rythme du PIB »). La 2ᵉ barre (rouge) ajoute l'effet des dépenses ayant crû plus vite que le PIB (+1,55 Md€) ; la 3ᵉ, l'écart des recettes au PIB (quasi nul, −0,04 Md€). On retombe ainsi sur le déficit réel 2024 (dernière barre). Conclusion : le creusement du déficit provient presque entièrement de dépenses croissant plus vite que l'économie, et non d'un décrochage des recettes — qui ont, elles, suivi le PIB.
Charges de la dette : intérêts annuels vs encours total
Intérêts (barres dorées, axe gauche) : stables ~260-365 M€ jusqu'en 2021, puis quasi-triplés à 758 M€ en 2026. Encours de dette (barres violettes, axe droit) : de 6,0 Md€ (2015) à 27,9 Md€ (2026), soit un quasi-quintuplement. Avant 2020 = dette directe (barres claires) ; dès 2020 = dette nette consolidée (UAP, barres pleines).
Simulation — si tout l'encours était refinancé à un taux uniforme de 3,7 % (défaut : dernier taux d'emprunt à taux fixe de la FWB, 3,7 % — emprunts 2025, Exposé général FWB 2026)
Anatomie du budget 2026 (vue brute → nette)
Seul graphique en valeurs brutes : il montre le pont entre recettes courantes et dépenses totales (amortissements inclus). La barre rouge est le déficit à financer par l'emprunt.
Évolution des indicateurs de financement
Solde brut (apparent), solde de financement (besoin d'emprunts nouveaux) et solde primaire (hors intérêts). Le solde brut bondit de −4,0 à +0,1 Md€ en 2022 : non par redressement, mais parce que le budget y inscrit 5,3 Md€ de produits d'emprunts (Titre III) pour seulement 0,9 Md€ d'amortissements. Le solde brut comptant les emprunts comme des recettes, il flatte le résultat — le solde de financement, qui les neutralise, se dégrade lui de −4,0 à −4,3 Md€.
Où va l'argent ?
Les dépenses sous tous les angles : divisions organiques, grands postes thématiques, programmes, et portefeuilles ministériels. Montants nets, hors amortissements de dette.
La répartition par division organique
Chaque rectangle = une division organique, surface proportionnelle au montant (hors amortissements). Choisissez une année, ou « Évolution » pour la trajectoire empilée. Cliquez pour explorer les programmes, puis les articles.
Les 15 plus gros postes 2026 (liquidation, hors amortissements)
L'AVIQ (Agence wallonne pour une Vie de Qualité) capte à elle seule plus de 7 Md€ — allocations familiales, missions santé/handicap, accords non-marchand. Le Fonds des communes et les dispositifs FOREM viennent juste derrière.
Les vingt plus gros programmes
Le découpage par programme révèle les grandes politiques : dotations Santé (AVIQ), FOREM et pouvoirs locaux en tête. Basculez en « Évolution » pour suivre leur trajectoire en base 100 depuis 2022 (la nomenclature des programmes a changé cette année-là, empêchant la comparaison avant), avec les totaux recettes et dépenses — cliquez la légende pour isoler des programmes.
Comment la composition du budget a évolué
Deux lectures, au choix : la part de chaque division dans le total (aire empilée 100 %, 2015-2026), ou la variation en euros 2015 → 2026 par division (en vert les hausses, en rouge les baisses). Montants hors amortissements.
Le poids des portefeuilles ministériels
Le budget réparti par ministre ordonnateur. La composition du gouvernement change selon la législature (Magnette, Borsus, Di Rupo, Dolimont). Note : le budget 2023 n'étant documenté qu'au niveau programme pour une partie des dépenses, le ministre y est reconstruit à partir de 2024 (même gouvernement).
Le budget par politique publique
La nomenclature budgétaire (divisions, programmes) a été entièrement refondue en 2022, rendant les comparaisons dans le temps trompeuses. Ici, chaque article de dépense (2015-2026) est reclassé selon une grille fonctionnelle constante — par politique publique plutôt que par administration — appliquée à l'identique sur toutes les années. Trois niveaux : 9 grandes missions, 24 domaines, ~32 postes. Montants nets, hors amortissements de dette. Cliquez les en-têtes ci-dessous pour explorer l'arborescence complète.
L'arborescence des politiques publiques (2026)
La classification complète, du général au détail. Cliquez une mission pour déplier ses domaines, puis un domaine pour ses postes. Montant 2026 (liquidation, net) et part du budget à droite ; la barre visualise le poids.
La composition par fonction, une année
Treemap au niveau des missions : surface proportionnelle au montant. Cliquez une mission pour descendre à ses domaines (fil d'Ariane pour revenir). Choisissez l'année.
L'évolution de la part de chaque mission
Part de chacune des 8 missions dans le total des dépenses, normalisée à 100 % (2015-2026). Missions ordonnées par taille en 2026.
Qui gagne, qui perd en part (2016 → 2026)
Slopegraph : la part de chaque mission dans le budget en 2016 et en 2026, reliées par un trait. Pente montante = la mission pèse davantage. La bascule la plus nette : « Fonds européens & relance » bondit (post-2020) tandis qu'« Éco / emploi / recherche » recule en part. Choisissez une mission (boutons ci-dessous) pour descendre au niveau des domaines.
Qui a absorbé la croissance ? (2015 → 2026)
Décomposition de la hausse totale des dépenses (+7,4 Md€) par mission : combien chaque politique a capté de cette croissance. Le social/santé/famille en concentre près de 40 % (≈ 2,9 Md€), devant les fonds européens & relance (≈ 1,8 Md€).
Croissance par mission, en base 100 (2016)
Évolution indexée (base 100 = 2016) des 8 missions, comparée aux totaux des dépenses et des recettes (lignes sombres épaisses, bien visibles). Cliquez une mission dans la légende pour la masquer ou l'afficher.
Trajectoires comparées · une vignette par mission
Petits multiples (base 100 = 2016) : chaque vignette est auto-échelonnée pour comparer la forme de l'évolution ; le chiffre en haut à droite donne l'indice 2026 (= ampleur réelle). La ligne pointillée marque le niveau de départ (100).
Au niveau des domaines : base 100 (2016)
Les 24 domaines (le niveau sous les missions), indexés base 100 = 2016. Les 15 plus gros (2026) sont affichés par défaut ; cliquez la légende pour en ajouter ou en retirer. Totaux dépenses/recettes en lignes sombres pour repère.
D'où vient l'argent ?
Recettes courantes et en capital. Produits d'emprunts (Titre III) exclus — refinancement, non comparable d'une année à l'autre. La Wallonie dépend à plus de 70 % de transferts.
Composition des recettes par année (hors emprunts)
Répartition d'une année : transferts (Fédéral loi spéciale/6e réforme/IPP, Communauté française) et fiscalité propre. Choisissez l'année.
L'évolution des recettes dans le temps
Trajectoire empilée des catégories de recettes (hors emprunts), 2016-2026.
La part de chaque catégorie de recette
Aire empilée 100 % : comment la structure des recettes (hors emprunts) a évolué, 2016-2026. La Wallonie reste très dépendante des transferts (loi spéciale, 6ᵉ réforme, Communauté française).
Qui gagne, qui perd en part (2016 → 2026)
Slopegraph des catégories de recettes : part dans le total (hors emprunts) en 2016 vs 2026. Une pente montante = la catégorie pèse davantage dans le financement régional.
Croissance par catégorie de recette, base 100 (2016)
Évolution indexée (base 100 = 2016) de chaque catégorie, comparée au total des recettes courantes (ligne sombre épaisse). Cliquez une catégorie dans la légende pour la masquer ; survolez une ligne pour son libellé.
Voté vs réellement dépensé
Un budget connaît trois états : initial (voté en décembre), ajusté (révisé en cours d'année) et réalisé (l'exécution réelle, constatée l'année suivante). On compare ici ce qui a été voté à ce qui a été effectivement dépensé — et où se loge l'écart.
Voté, ajusté, réellement dépensé
Le chiffre au-dessus de chaque année est le taux d'exécution (réalisé / initial) : la Wallonie a dépensé 103 % du voté en 2022 mais seulement 94-95 % en 2023-2024 (sous-consommation de crédits). Dépenses = total des crédits de liquidation (brut) ; recettes hors emprunts.
Réalisé 2019-2024 (comptes clôturés). Sources : IWEPS (indicateur B001, exécution) et Exposé général 2026 du Parlement wallon (initial/ajusté). Avant 2019, l'exécution n'est pas reprise : la consolidation du périmètre SEC (unités d'administration publique) la rend non comparable au budget actuel.
Taux d'exécution par division
Le réalisé rapporté aux crédits, division par division, de 2019 à 2024 (2024 : réalisé ÷ crédits initiaux). Le Secrétariat général — qui porte les crédits du plan de relance — n'a consommé que ~47 % de son budget 2024 (et seulement 3-5 % en 2020-2021, quand les crédits de relance étaient inscrits mais pas encore décaissés) ; à l'inverse, la Mobilité dépasse régulièrement ses crédits (110 %). C'est là que se loge l'essentiel de la sous-exécution globale. Crédits de liquidation (brut).
Source : Exposé général 2026 du Parlement wallon (tableau initial/ajusté/réalisé par division organique, crédits de liquidation). Σ divisions = total régional, validé à l'euro.
Télécharger les données brutes
Toutes les données du site sont téléchargeables — pour les réutiliser, les vérifier ou prolonger l'analyse. Formats CSV (UTF-8, séparateur virgule) et Excel. Montants en milliers d'euros (k€), nets des amortissements de dette. Données préliminaires produites par IA : à cross-vérifier avec les sources officielles.
Classeurs Excel — prêts à l'emploi
- budget_wallon_integre.xlsxTout-en-un : synthèse annuelle + dépenses détaillées (2015-2026) + recettes (2016-2026).
- budget_fonctionnel.xlsxBudget reclassé par politique publique (classification constante) : pivots mission / domaine / poste × année + les 22 672 articles classés.
- budget_2026_commente.xlsxArticles 2026 avec leur commentaire officiel (exposés ministériels) et base légale.
CSV — séries complètes
- depenses_2015_2026.csvToutes les dépenses, article par article, 2015 à 2026.
- recettes_2016_2026.csvToutes les recettes, 2016 à 2026.
- budget_fonctionnel_articles.csvChaque article rattaché à sa mission / domaine / poste + la règle de classement.
- budget_2026_commente.csvArticles 2026 + commentaires officiels (version CSV).
CSV — un fichier par année
Données brutes (JSON — pour développeurs)
- budget.jsonSynthèse + agrégations division / programme / ministre / recettes + PIB.
- fonctionnel.jsonSéries de la classification fonctionnelle (mission / domaine / poste, eng + liq).
- categories_2026.jsonRattachement des articles 2026 aux 51 grands postes thématiques.
- commentaires_2026.jsonCommentaires officiels des articles 2026 (exposés ministériels).
- detail_<année>.jsonDétail article par article (dépenses + recettes) : 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026.